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Aubusson, au pays des tentures : les dix ans de la Cité de la tapisserie

Rédigé le 01/08/2026
Julie Daurel


En 2009, big bang au pays de l'hyper-ruralité ! L'Unesco inscrit la tapisserie d'Aubusson sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité et les élus du territoire s'accordent dans la foulée autour d'un projet plus grand que leurs couleurs politiques respectives : une Cité internationale de la tapisserie. Confiée à Emmanuel Gérard, qui en est toujours le directeur plein d'allant, elle a ouvert en 2016 dans l'ancienne École nationale des arts décoratifs (Enad), réhabilitée par les architectes de l'agence Terreneuve, avec un triple objectif : conserver et faire connaître sa collection d'exception, transmettre les savoir-faire de la filière et veiller à ce que l'art tissé soit vecteur de développement économique dans le bassin Aubusson-Felletin.

Pari tenu dix ans plus tard, puisque la filière est passée de 200 à 250 acteurs (filateurs, teinturiers, cartonniers, lissiers et restaurateurs), soit soixante entreprises, nées pour moitié dans la dernière décennie, et 21 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel (contre 15, dix ans plus tôt). Dès lors, ce n'est plus un musée que l'on visite, mais la courroie de transmission de tout un écosystème bien vivant et qui fait sa force. Au sein de la Cité, l'atelier de restauration du Mobilier national bichonne les tapis, les sièges et les tapisseries des hauts lieux de la République.


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