Paris, ouvert la nuit
Si de jour, Paris émerveille, dans la pénombre la Ville lumière revêt une fascinante aura de mystère. Les rues s'animent au gré des halos lumineux entourant les réverbères, la Seine devient un sombre miroir, alors qu'autour de Montmartre et de Montparnasse les enseignes des cafés et autres lieux de réjouissances brillent de mille feux. Les photographes l'ont bien compris : la nuit modifie notre perception, change notre regard, apporte de l'étrangeté et de la poésie à la banalité. Ils n'ont eu de cesse de capturer la vie des noctambules, qu'ils soient de sortie ou travailleurs. L'exposition que propose la Galerie Roger-Viollet rassemble soixante-dix clichés représentatifs des années 1900 à 1970. Essentiellement en noir et blanc, ils donnent à voir les bals du 14-Juillet, la vie des cabarets, et celle des Halles au petit matin… On (re)découvre ainsi un pan important de l'histoire de la capitale et l'on murmure, une fois encore, « c'est beau une ville la nuit ».
À voir notamment : l'actrice et mannequin Ivy Nicholson aux Halles (1959), un bal du 14 Juillet rue de Lappe dans les années 1950, des enseignes lumineuses photographiées pour l'ouvrage La France travaille (1931).
« Paris, ouvert la nuit », Galerie Roger-Viollet, 6, rue de Seine, 75006, jusqu'au 3 octobre. galerie-roger-viollet.fr


